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5 décembre
N33 52.30 W78 34.18
STM"342
Photo Photo Soleil, vent N 5-10n, puis couvert puis soleil au coucher. Je vais tranquillement à moteur jusqu"au prochain mouillage de choix qui est Calabash Creek. Le problème que je rencontre depuis mon départ est que les gens qui font l'intra coastal sont tous si pressés cela en devient étourdissant; ou bien est-ce moi qui fait défaut? Donc, à Calabash Creek, je rencontre un autre bateau dans le mouillage qui s'appelle ''Sula''. C'est un petit cata de 27 pieds, anglais de fabrication, qui est un Heavenly Twins. Ce cata, sous son pont entre les deux coques distance l'eau de quelques centimètres. Je ne puis voir comment ce bateau pourra arriver à faire un bon temps à voile. Mais pour faire du moteur, il fait l'affaire. Le propriétaire s'appelle Steeve, un américain, professeur à sa retraite. Son bateau a beaucoup plus d'espace que Quetzal. Nous sommes bientôt rejoints par plusieurs autres voiliers et un bateau moteur. Nous sommes littéralement ancrés dans le cenail secondaire de cette petite rivière. Photo À un moment donné, à la brunante, un chalutier de pêche se faufile doucement à travers nos bateaux pour rentrer à son port. Ces chalutiers sont toujours très gentils, ils passent d'une façon toujours douce et sans vague, même si on leur complique la vie quelquefois. À partir d'ici, je m'aperçois que la carte peut se tromper plus souvent qu'avant, surtout dans les ancrages et les chenaux secondaires, alors il faut être prudent. Le chenail principal, est d'une précision rigoureuse, et la ligne magenta sur la carte est vraiment très précise du côté profondeur. Cela deviendra primordial dans bien des situations; le fait de suivre un tracé établi par le GPS sera d'une aide précieuse. Plus de détails plus tard. La photo du dauphin est le mieux que j'ai pu avoir à date.

6 décembre
N33 51.10 W78 39.19
STM"347
Soleil, froid, 36Fds cabine au matin, je pars le poêle, il fera un max de 50F auj. Je voyage en compagnie de Steeve. En passant, hier soir , quand j'ai voulu aller couper du bois de chauffage, il a voulu m'accompagner dans mon dinghy. Il fait la même grandeur que moi mais pèse au moins 240 livres, ce qui a fait pencher précarieusement le dinghy vers l'arrière. Je croyais, à un moment qu'on se retrouverait dans le jus! Je ramais, en me penchant vers l'avant du dinghy et lui vers moi. Quand on a voulu descendre au bord de l'eau, le fond du dinghy a accroché beaucoup plus tôt la rive ce qui a fait que j'ai dû descendre dans plus profond et ai presque rempli mes bottes d'eau. C'était très vaseux (marée basse), nous marchions en essayant de ne pas perdre nos bottes dans la succion de la vase. J'ai récolté du bois inconnu de ma part mais très bon à brûler. Aujourd'hui, nous partons pour un mouillage qui est à au moins 40 milles de nous, le timing est important. Nous faisons 1 hre de moteur pour arriver à un pont tournant qui ne veut pas tourner. Il paraît que les deux guérites (barrières ) de signalisation, sur le pont, ne veulent pas descendre. Le pont est arrangé de telle façon qu'il ne pourra descendre si les guérites ne sont pas descendues. Nous attendrons un bon 2 heures pour que le problème soit résolu. La majeure partie des bateaux qui sont là passent, parce qu'ils peuvent aller plus vite que nous et rattraper le temps perdu. Donc, on reste à un quai, marina de North Myrtle Beach. J'en profiterai pour prendre une douche, faire l'épicerie, acheter de l'huile pour le moteur et dormir à la chaleur (chaufferette électrique). Je remplis de diésel. J'avais prévu de m'arrêter à Georgetown, mais je pourrai continuer.

7 décembre
N33 36.10 W79 05.00
STM"382
Photo Photo Il a fait chaud ds la cabine cette nuit, mais il fait froid dehors, nous partons vers 9am et faisons moteur au soleil vers Prince Creek. C'est un endroit qui est une forêt remplie de cyprès, parsemée de chenails profonds. Nous ancrons dans une petite rivière étroite ou nous devons installer deux ancres pour ne pas se retrouver dans les rives lors du retour de marée. 2 photos : la deuxième photo est celle du bateau de Steeve.

8 décembre
N33 02.50 W79 32.10
STM"436
Photo Froid, 34F dans cabine au matin,30F dehors, dégagé, vent 10n, soleil, agréable, mais frais. On fait moteur on fait moteur jusqu'à Awendaw Creek (Harbor River), ancrage qui est un début de rivière qui mène à un énorme bassin de terres humides (1 ou 2 pi) avec des herbes. L'endroit ou on ancre est profond. Le chemin pour se rendre à cet ancrage a été difficile parce que très peu d'eau dans le chenal principal. Souvent, j'ai navigué avec 1 pi sous la quille. (marée basse). 1 photo du bateau de Steeve qui précède Quetzal dans un des chenaux, à moteur.

9 décembre
N32 42.29 W80 10.42
STM"487
Photo Couvert, puis semi-dégagé, vent S-E 10-15n Encore à moteur, nous passons devant Charleston, ou on n'arrête pas parce qu'on veut faire des milles. Je m'aperçois que je cherche à voyager en compagnie d'un autre bateau à cause de mon manque d'énergie, je semble traîner avec moi une anxiété, je me sens faible à l'intérieur, ne puis mettre le doigt dessus. Alors, on passe par dessus Charleston et on se dirige vers un endroit qui est en réalité un énorme bassin de terres humides, étangs rempli d'huîtres (protégées par l'environnement), l'endroit peut être très peu profond par endroits et l'ancrage que nous trouvons est confortable. Juste un peu avant d'arriver à l'ancrage, mon moteur s'est mis à chauffer. J'ai jeté l'ancre dans le chenal et ai soufflé dans l'entrée d'eau pour déloger une probable saleté. Tout se rétabli et je continue pour l'ancrage. Pas un grain de vent cette nuit, c'est ultra tranquille. Nous sommes dans Church Creek, près de Wadmalaw river. 1 photo de Charleston, en passant.

10 décembre
N32 31.91 W80 29.22
STM"515
Photo Nuageux, brume épaisse, aucun vent, puis vent S 10n. Tout le monde veut partir dans l'ancrage, mais on peut à peine distinguer les bouées. Je sens cet empressement comme étant presque une agression pour moi. Je suis le seul à posséder un radar. Alors on me suggère de partir le premier pour guider tout le monde. Je n'aime pas ça, je trouve cela imprudent. Pour accommoder tout le monde, j'accepte et je lève l'ancre et part mon moteur, oups! le moniteur de surchauffe se fait entendre. Je dis aux autres que je dois trouver le problème et que j'en ai pour une heure au moins. Eh Bien ces idiots sont partis quand même! Pendant que je répare mon problème, je les écoute parler au VHF; ils se dirigent vraiment à tâtons, ils n'y voient absolument rien. Je trouve cela totalement irresponsable; s'il y avait un bateau commercial qui passait par la: remorqueur avec barge, ça pourrait se compliquer! En plus, ils sont tellement pressés qu'ils me laissent là sans attendre pour voir si j'aurais besoin d'aide. Quels innocents! Ou bien est-ce moi qui est trop vieux? Je répare, je défais mon entrée d'eau pour y trouver une bernacle qui devait flotter entre deux eaux et que j'ai aspiré dans mon entrée d'eau. Il était coincé à moitié dans le réduit avant le filtre du moteur. J'ai démonté trois fois mon entrée d'eau parce que je ne parvenais pas à avoir assez d'eau pour le moteur à différents régimes. Je crois que quand on achète une pièce de plomberie marine, bien que celle-ci accepte le boyau prescrit, l'intérieur de cette pièce de plomberie est plus petite et crée une restriction. Je réglerai ce problème à Beaufort. Alors, je suis fonctionnel, je communique avec mes comparses, ils me disent qu'ils ne sont pas loin et de les rejoindre parce que vent s'est levé un peu et que la brume, maintenant est par section. JE PARS. En sortant du mouillage, je rencontre un voilier canadien; ''Gilligan'' appartenant à Pierre Lévesque de Montréalais, un 32 pieds des années 70. son chemin mais bientôt arrête, il ne sait plus ou aller. J'arrive près de lui. Il me dit que son radar ne marche pas. Alors je prends la tête; nous cherchons une entrée pour l'intracoastal qui est à quelques milles d'ici, sur la droite. Elle est indiquée par une bouée qui ne réfléchis pas le radar. Pendant que je suis la côte et cherche l'entrée, en surveillant l'écran, Pierre poinçonne dans son GPS, la position de la bouée et nous arrivons en même temps à cette bouée. Pendant ce temps, je remarquais sur mon écran un point qui était près de nous et qui ne bougeait pas; c'était une petite embarcation qui pêchait, nous aurions pu rentrer dedans à tout moment. Éventuellement, la brume s'est levée et nous avons pu continuer notre journée de moteur. Pierre a l'habitude de tracer une ligne entre deux bouées et la suivre. Je remarque que sur la carte, les bouées sont souvent indiquées comme étant des points de repère et que la ligne magenta qui indique le tracé de l'intracoastal s'en écarte souvent, pour éviter des hauts fonds. Alors mon ami Pierre se paie bientôt un haut fond près dune rouge. Il est chanceux, il s'en tire. Nous continuons pour ancrer finalement ds Rock Creek. Cette petite rivière est mal indiquée côté profondeur sur la carte; le chenal qui y existe s'y trouve inversé. Un petit voilier qui nous a précédé ne s'en ai pas aperçu parce qu'il a des cartes vieilles de 15 ou 20 ans, qui lui ont été données par un vieux capitaine, qui y a annotées plein d'information. Le jeune couple du bateau nous guide donc dans l'ancrage. Je touche le fond, relève ma dérive et me place finalement au bon endroit. Pierre (tëtu?) se fous en plein sur la batture et doit attendre une grosse heure avant de se déplacer, à grands renforts de moteur. Maintenant, on annonce des vents très forts et des risques de tornade pour le lendemain. Mais ce soir c'est tranquille. Le petit voilier est un Grampian 26 qui s'appelle Midnight Rider. 1 photo de Midnight Rider.

11 décembre
N32 31.91 W80 29.22
STM"515
Photo Photo Nuageux, pluie, vent S et W de 10-25n avec fortes bourrasques 35-40n, avis de tempête. Nous sommes restés au mouillage. Nous sommes donc installés dans une petite rivière, avec un gros banc de sable au milieu et très peu d'eau au nord du banc. Ce banc se découvre à marée basse;ce qu'on voit dans la dernière photo. Le vent étant généralement sud, le premier soir, Midnight Rider, sur la photo est légèrement échoué. Les marées seront hautes parce que ce sera la pleine lune demain. Alors, ce qui se passe est que quand la marée baisse, nos câblots sont trop longs et nous approchent un trop près, soit de la berge au sud ou du banc au nord de nous. Moi, je jette une deuxième ancre et me trouve bien positionné. Je sais que le vent va tourner à l'ouest et chercher à nous envoyer sur le banc; je surveille. Pierre, sur Gilligan, semble bien se démerder. Mais Justin et Holly sur Midnight Rider sont nouveaux à la croisière, cela fait un mois qu'ils naviguent. Ils ont une ancre assez grosse pour le bateau, une Bruce de 35 livres, avec un câblot de trois huitième! et pas très long. Pas d'autres ancres. Je suggère qu'il se déplace légèrement plus près de la rive, parce que le vent va tourner. Pendant la soirée, le vent s'est mis à hurler, mais nous sommes sous l'abri des arbres, près de nous. Midnight Rider, lui, a une petite éclaircie devant lui. Alors, pendant la nuit, à marée haute, il a suivi le vent plus que nous et est arrivé à se positionner en plein sur le banc de sable, de sorte que quand la marée s'est mise à baisser, ils étaient en plein sur le banc! Le vent aidant la marée du côté courant et amplitude, ils étaient échoués avant qu'ils aient pu agir. Alors, à 2.30am, bien qu'entendant le vent souffler, je ne sentais plus le bateau balloter. Je me suis levé pour aller voir. J'étais légèrement échoué par les safrans sur le banc, mais Midnight Rider était complètement à sec sur le banc de sable; on pouvait se promener autour sans difficulté. An matin, à marée haute, tout était revenu à la normale; excepté qu'eux n'avaient pas dormi. Je n'ai pu prendre de photos parce que c'était la nuit, et même avec la pleine lune, c'était pas assez lumineux (J'aurais du essayer quand même). 1 photo de Quetzal, près du banc de sable et 1 photo de Gilligan. Il faut remarquer l'arc-en-ciel.

12 décembre
N32 25.748 W80 40.662
STM"536
Photo Photo Dégagé, froid, vent O. Sommes partis vers 9 am, près de la marée haute, pour pouvoir sortir d'ici avec le moins d'anicroches possibles. Je dois dire qu'hier soir, un voilier est entré dans la rivière et s'est ancré entre moi et Pierre. Je n'ai pas entendu. Et ce matin tout était fermé sur ce bateau quand nous sommes partis. J'ai appris plus tard à Beaufort, quand ils sont partis pour sortir de la rivière, ils ont frappé le banc de sable vraiment solide et ont passé un bon 2 heures à se déprendre. Alors, nous partons et tout va bien. Nous avons 21 milles à faire et nous savons que nous allons rencontrer du courant adverse et du vent de face. Dans la partie de la rivière plus large (Coosaw River), nous avons un vent de face et un courant contre nous de 3 nœuds. Nous avançons difficilement et nous restons ensemble, au cas ou. À un moment donné, un gros bateau moteur, fidèle au pattern des bateaux moteurs, nous dépasse à pleine vitesse, mais passe assez loin de nous. Je prends sa vague au trois quart arrière et m'en sert pour peut-être me donner un peu de terrain. Mais notre ami Justin sur son Grampian, n'y prête pas attention et la prend éventuellement complètement de côté, avec pour effet, d'inonder son hors bord. Le bateau arrête, Justin insulte aux quatres vents le bateau moteur et essaie de repartir son moteur. Je ralentis, parce que c'est moi qui ferme la marche. Il repart son moteur, mais celui-ci a beaucoup de difficulté, parce que l'eau salée est conductrice et court-cicuite les bougies. Nous passerons la journée à faire des petits bouts de chemin avec le moteur qui étouffe souvent. Bientôt, le moteur ne veut rien savoir, Pierre, qui est à l'avant, revient avec du nettoyeur à carburateur en cannette. Il réussit à la passer è Justin. Justin ancre le bateau pour le stabiliser. En remontant l'ancre, Justin se coince le petit doigt ds la chaîne d'ancre et le brise (90degrés,ouch!). Nous sommes dans une rivière large et à 10 milles de Beaufort. Je lui dis qu'on doit continuer. Pierre alerte les Guardes Côtes au cas ou. On arrive finalement dans la rivière qui mène à Beaufort. Le courant, maintenant est en notre faveur, nous faisons les derniers milles à 7.5n sur le fond, à l'abri du vent, sous les arbres. Au port de Beaufort, les gens ont entendu nos conversations sur le vhf et le pont tournant nous attend pour nous laisser passer; pas d'attente au pont. Il y a même deux gars des Guardes Côtes qi nous attendent au quai. Justin va à L'hôpital pour son doigt, bien accompagné. Je quitte le quai pour jeter l'ancre, prendre le dinghy et ramer au quai des dinghy et vais prendre une bonne douche. Ensuite, je m'enquiers de Justin, qui revient tout juste de l'hôpital; ils lui ont dit que s'il voulait dépenser 500$, ils pourraient ouvrir le doigt, replacer l'os et lui mettre un petit plâtre. Il a refusé et est revenu, a mis de la glace dessus. Nous nous rejoignons sur un cata de 47 pi ou il y a un début de party. Le proprio ne me lâche pas d'une semelle parce qu'il a appris que j'étais constructeur. À 11pm, finalement, je reviens sur Quetzal, au mouillage et je Crash.

13 décembre
Photo Photo Froid, dégagé, 39F dans la cabine, ce matin, vent N-E 15-20n. Je vais à terre, fais le lavage, trouve des livres à lire, épicerie, pharmacie. Je reste au mouillage.

14 décembre
Pas de vent, couvert, +chaud, 46F dans cabine ce matin. 2 ou 3 gouttes de pluie, aujourd’hui milieu 60F, promené en ville, resté au quai public pour profiter de l'atmosphère amicale qui y règne. Je rencontre un couple de canadiens; Alain et Judi qui sont sur un bateau moteur en bois, un lobsterboat de 42 pi. Ils m'invitent à souper. On s'échange des vidéos. Le bateau s'appelle RAMHA.

15 décembre
55F dans cabine le matin, pas de vent. même chose dans la journée.

16 décembre
55F dans cabine, cela se réchauffera durant la journée. Brume épaisse le matin.

17 décembre
55F dans cabine, le matin, brume soleil chaud 75F dans la journée.pas de vent.

18 décembre
61F dans cabine le matin, soleil chaud, 80F dans journée. je fais mon changement d'huile et je répare mon problème d'entrée d'eau du moteur. Je crois que c'est réparé. On verra.

19 décembre
Photo Photo 59F am. vent léger Sud. À 5am, je me fais réveiller par plein de sirènes qui n'en finissent plus de chialer. Bientôt, regardant le plafond de la cabine, je vois une forte lueur rouge qui s'y réflète. Il doit y avoir un feu. Je me lève et vois la berge du port qui flamboie en rouge et la multitude de lumières scintillantes autour. Un édifice y est en feu et les flammes montent plus haut que le faîte des arbres. Je regarde pendant plusieurs minutes le spectacle impressionnant des flammes dans la nuit. Éventuellement, je me recouche et je finis ma nuit, me promettant d'aller faire un tour en ville pour voir les dommages, plus tard. Au matin, curiosité il y a de voir les dommages, mais tout est encerclé de rubans jaunes interdisant l'accès. Je vois bien qu'un édifice a brûlé complètement et a entraîné un autre dans sa course vers les cendres. La circulation en ville est fortement perturbée par ce tohu et je reviens au bateau pour y passer le reste de la journée. Je prends quelques photos.

20 décembre
61F dans cabine le matin, je charge les batteries avec le moteur et je reste toute la journée sur le bateau pour écrire mes emails. On part demain am à 7 hres.

27 décembre
Photo Photo Couvert, brume épaisse,61Fam dans la cabine,pas de vent. Je pars à bicyclette pour faire des achats. Je trouve un panier pour la bicyclette, que j'installe. Cela va beaucoup aider pour transporter les achats. En après-midi, après avoir installé le panier, j'y dépose la bouteille de propane pour la faire remplir. Le trajet dure plus de deux heures à bicyclette; je dois traverser le pont et aller sur l'île d'en face et me rendre à une quincaillerie pour la faire remplir. Quand on demande à une personne locale, combien loin c'est la quincaillerie, cette personne va dire : c'est juste de l'autre côté du pont, à droite, c'est pas loin, quelques minutes (pour eux c'est en auto). Ou bien ils vont dire : un demi-mille. Ce demi-mille se transforme en 2 ou 3 milles. Ce soir, je suis invité sur un bateau moteur par Judi et Alain pour un souper en compagnie de Mike et Jenny d'un voilier ''IMAGINE''. La soirée est remplie de conversations diverses. Nous sommes tous des marins qui aiment la voile, même si Judi et Alain ont acheté un bateau moteur parce qu'ils disent que le long de l'intracostal, on ne fait que du moteur, ou presque. Tous mes achats étant faits, je suis prêt à partir,s'il ne fait pas brumeux le lendemain. Ces jours-ci, les paysages sont intéressants et les couchers de soleil sont magnifiques. Un soir, en ramant le dinghy au bateau, il y avait plein de gens sur le quai public qui étaient là à prendre des photos. Quand je suis monté dans mon dinghy, un bonhomme avec caméra sur trépied s'est lancé sur le quai pour me prendre en photo avec le soleil couchant. Alors, je crois que peut-être, j'ai été immortalisé quelque part avec le soleil.

28 décembre
N32 03.842 W80 59.465 STM 577.5
Photo Photo Soleil, pas de vent au matin,vent S 10-15n pm, 57F am, 75F pm. Je pars tôt le matin, je fais le tour du bateau de Judi et Alain avant de partir. Beaucoup de salutations. Eux vont rester à Beaufort pour l'hiver. Ils vont travailler sur leur bateau qui n'est pas fini. Je prends une photo de l'ancrage en partant. Je prends aussi une photo de pélicans, en chemin; ce sont des oiseaux admirables : ils volent d'une façon remarquable et semblent nous accompagner partout où on est dans le sud des US. Je ferai moteur toute la journée pour ancrer dans St-Augustine Creek. Mon mouillage est mal choisi, mais je suis fatigué et la carte que j'ai est mal détaillée pour les ancrages. Je suis donc ancré à l'intersection de l'intracostal et une petite rivière qui s'avère très passante le jour, en plus, je suis ancré dans 27-33 pi d'eau. Je me dis que ça va se tranquiliser le soir. Une petite surprise m'attend; il y a un énorme bateau casino qui passe là tous les soirs. Il doit donc passer à côté de moi, très près! Il y a de l'espace mais je suis nerveux quand même. Je passe donc la nuit avec un noeud dans l'estomac à cause de ce bateau qui, à un moment donné est passé pendant la nuit, à son retour, avec des gros phares qui étaient aussi puissants que des phares de locomotive.

29 décembre
N31 55.662 W081 04.522
STM 595
Photo Photo Photo 59Fam, 70Fpm. Pas de vent am et vent O 10-15n pour 2 heures, soleil pour 2 heures, puis couvert, pluie en pm. Je prends une photo du lever de soleil, qui est magnifique. Je fais moteur dans un paysage vraiment enchanteur pour je ter l'ancre dans Moon River, la fameuse rivière de la chanson célèbre. Ça a du prendre beaucoup d'imagination pour écrire cette chanson parce qu'il n'y a absolument rien de spécial à cet endroit, excepté que je suis éloigné de l'ICW et que c'est un endroit tranquille. J'ancre tôt parce qu'il se met à pleuvoir et que je n'aime pas naviguer à la pluie, si je puis me le permettre (si j'avais eu une cabine de pilotage!). Je considère cette journée, aujourd'hui, comme parfaite: Lever de soleil magnifique Pas de traffic sur l'eau. J'ai passé deux ponts sans attendre. Je n'ai pas eu beaucoup de courant de marée. La navigation s'est faite à marée haute (donc pas de fonds peu profonds), et je n'ai pas navigué longtemps. Je ne suis pas fait mouiller. Je vais pouvoir plonger dans mon livre :"The Davinci Code de Dan Brown" Ancré dans Moon River.

30 décembre
N31 32.532 W081 16.565
STM 637
Photo Photo 45Fam,65Fpm, soleil, frais, vent S-O 10-15n. Le paysage est si beau; j'ai beau prendre des photos mais la caméra applatit tout. Je crois que la caméra ne peut enregistrer tous les sens, l'air qui a ce parfum de mer, tantôt ce parfum qui vient de la terre; un mélange de verdure et de sable mouillé. Je fais donc moteur toute la journée, le trajet, en Georgie est comme un serpent, il fait tellement de méandres que c'est impossible de faire de la voile, d'autan plus qu'il faut porter une attention constante aux repères de navigation, aux fonds, au courant et aux obstacles s'il y a. J'arrive en fin pm dans Sapelo River, qui est aussi un inlet. Je jette l'ancre dans un coin de la rivière qui est en ligne directe avec la sortie sur l'océan, mais à 4 milles. Je sais que je vais me faire bercer cette nuit par une légère houle. Je pourrais me faire brasser si le vent tournait à l'est. La prévision est pour un vent qui passe de S-O à l'ouest. Encore , le coucher de soleil est magnifique. Je suis loin de tout et la nuit est noire, remplie d'étoiles. Je remarque que le croissant de lune est couché, cela fait bizarre. Ancrage à Sapelo River

31 décembre
N31 18.808 W081 21.851
STM 660
Photo 50Fam,67Fpm,soleil, frais, vent O et N-O 15-25n+, puis tourne au Nord en fin pm. Le vent est fort et augmente tout au long du jour. Je fais moteur sur de l'eau remplie de moutons et la couleur de l'eau dans Buttermilk Sound, comme une grosse rivière qui se jette dans l'océan par Buttermilk inlet, est comme brune; on y voit du sable mélangé avec l'eau, ça fait café au lait. Le courant de marée, qui est maintenant contre moi, avec le vent, fait que je n'avance qu'à 2.5 noeuds pendant des heures pour n'arriver nulle part. Cette combinaison de courant et vent a la réputation d'augmenter l'amplitude de la marée, ce qui cause du stress lors du passage de certains bayous étroits et peu profonds, ce qui est le propre de la Georgie. Je décide de jeter l'ancre dans dans un petit coin, à côté de l'intracostal, entre deux îlots dans 10 pi d'eau. Le coin est au vent, mais protégé de la vague et la houle de l'inlet. Décidemment, pas de moustiques aujourd'hui. On est la veille de la nouvelle année, il n'y a pas de traffic sur l'eau et je pense à vous tous québécois qui êtes en famille ou avec des amis pour célébrer la nouvelle année. Je porte un toast à tous et vous souhaite une bonne année, même si ceci vous arrive plus tard, parce que je suis dans un coin perdu ou je n'ai pas accès à l'internet. Par ce vent fort, l'éolienne s'en donne à coeur joie et je passe le restant du jour à lire un bon livre. Ancré dans Buttermilk Sound près de Onelie cut.